Fêtes de fin d’année : quel impact sur l’économie ?

Pour bon nombre de personnes, les fêtes de fin d’année constituent un moment privilégié. C’est l’occasion de se retrouver en famille, en amoureux ou entre amis pour partager ensemble, des moments d’intense félicité. Seulement, il se trouve que les réjouissances, les repas copieux ainsi que les nombreux cadeaux offerts pendant cette période si particulière sont révélateurs de l’impact sur l’économie des fêtes de fin d’année. La propension à dépenser décuple considérablement dans l’atmosphère de félicité inhérente à ces festivités, ce qui stimule l’économie. Le présent article se propose d’aborder la thématique de l’impact des fêtes de fin d’année sur l’économie en général, et celle française en particulier.

Généralités sur la notion de marché

La question de l’étude de l’impact des fêtes de fin d’année sur l’économie est particulièrement sensible. Il s’agit d’un sujet d’actualité qui touche non seulement les vendeurs, mais aussi les acheteurs qui sont les principaux acteurs intervenant sur le marché. La première notion sur laquelle il s’avère impérieux d’avoir des éclaircissements avant d’aborder la moindre étude d’impact est donc celle de marché. Que faut-il entendre par là ? Si le nombre de définitions qu’on peut donner à cette notion est variable, il y a un point sur lequel tout le monde a tendance à se mettre d’accord. On peut donc définir le marché comme un lieu physique ou virtuel sur lequel se rencontrent les vendeurs, offreurs de biens ou de services, et les acheteurs, demandeurs desdits biens et services. Idéalement, pour fonctionner de façon équilibrée, un marché doit prendre en compte certains critères, cinq pour être tout à fait précis. Il s’agit de :

  • L’atomicité : ce qui suppose la présence en quantité, de vendeurs et d’acheteurs sur le marché. Précisons qu’il est impératif que ces acteurs soient simultanément présents sur le marché.
  • L’homogénéité : elle suppose la présence de biens ou de services qui se distinguent par l’existence d’un prix,
  • La libre entrée : d’après ce critère, n’importe qui doit avoir la possibilité de s’introduire sur le marché quand bon lui semble. Aucune restriction ou contrainte ne doit donc réprimer les envies de ces personnes là qui souhaitent participer à l’activité économique.
  • La libre circulation : les différents facteurs de production, à savoir le capital d’une part, et le travail d’autre part, doivent pouvoir circuler librement sur le marché.
  • La transparence : Bien que l’on ait parfois l’impression que l’environnement concurrentiel du marché est caractérisé par une grande malhonnêteté, tel n’est pas toujours le cas. De par le dernier critère qu’est la transparence, les différents agents ont la possibilité d’être informés de tout ce qui se passe sur le marché.

Ayant brièvement abordé la notion de marché, il est à présent essentiel d’aborder ce que représentent réellement les fêtes de fin d’année pour les entreprises.

Les fêtes de fin d’année : une période charnière pour les entreprises

Pour une entreprise, il n’y a rien d’aussi important que de parvenir à avoir un chiffre d’affaire intéressant. Plus ce dernier est élevé, mieux l’entreprise se porte, car la rentabilité économique est sa principale raison d’être. Seulement, il n’est pas possible de vendre en quantité pendant toute l’année. Certaines périodes s’y prêtent beaucoup plus que d’autres. Les fêtes de fin d’année font partie de ces moments où la demande atteint son pic. Il s’agit pour les entreprises ayant une offre conséquente, d’une véritable aubaine susceptible de porter leur chiffre d’affaires à leur optimum. Pour mieux comprendre l’impact économique des fêtes de fin d’année, souvenez-vous de vos propres habitudes pendant cette période où tout prête au rêve. Que ce soit pour votre propre plaisir ou pour satisfaire vos proches, votre tendance à dépenser est en nette hausse par rapport au reste de l’année. Si vos proches et vous êtes heureux d’acquérir toutes les bonnes choses proposées dans l’optique des fêtes de fin d’année, n’oubliez pas que le geste que vous posez en achetant est loin de déplaire aux entreprises. Pour certaines d’entre elles, vos achats sont d’une importance vitale dans la mesure où les produits qu’elles proposent se rapportent à la circonstance si particulière que constituent les fêtes. Ne pas en vendre assez ou pas du tout, impacterait donc grandement leurs bénéfices et pourrait même les conduire à réduire les prix pour attirer la clientèle, donc vendre à perte. Dans de tels cas, les risques de faillite sont grands, ce qui comme vous pouvez vous en douter, impacte négativement l’économie. Intéressons-nous à présent à ces produits qui font recette pendant les fêtes de fin d’année. Quels sont-ils ?

Ces produits dont la vente explose pendant les fêtes de fin d’année

Si le fait de vendre permet aux entreprises d’exister pendant toute l’année, certaines périodes, notamment celles des fêtes de fin d’année, sont plus propices que d’autres, à la vente de certains produits, et il n’y a rien de tel pour l’économie. Les fêtes rimant bien souvent avec les réjouissances, donc les repas, les produits vivriers font partie des plus vendus en fin d’année. Quand on s’intéresse spécifiquement à la consommation des français pendant les fêtes de fin d’année, on se rend compte que certains aliments sont particulièrement consommés. C’est notamment le cas des escargots. D’après une statistique, la moitié des 15000 tonnes d’escargots annuellement consommés par les français, l’est lors des fêtes de fin d’année. Cela apporte 100 millions d’euros à l’économie française, cette recette étant surtout réalisée rien que pour la fête de noël. Si ce premier élément permet de dire que l’impact des fêtes de fin d’année sur l’économie française est plutôt intéressant, il ne constitue qu’une goutte d’eau dans l’océan de bénéfices économiques potentiellement réalisables pendant cette période. Outre les escargots, les dindes sont également abondamment consommées. Nous parlons très exactement de 2, 47 millions de dindes consommées à noël, ce qui équivaut approximativement à la consommation de 41 dindes chaque minute. Cela fait maintenant 30 ans que cette consommation est en nette hausse. On mange désormais 6 fois plus de dindes qu’il y a 3 décennies, ce qui est assez conséquent, donc bénéfique d’un point de vue économique. Autre produit dont la consommation flambe littéralement à noël : les buches. Il s’en vend 3 litres par secondes, dont 76% pendant les 3 dernières semaines de noël. En dehors de tous les produits précédemment énumérés, on peut également parler du foie gras et du saumon qui se consomme aussi en quantité pendant les fêtes.

Mais il n’y a pas que les aliments qui s’écoulent facilement à l’approche des fêtes. Comme vous pouvez vous en douter, les jouets se vendent également par milliers, vu que le père noël doit passer avec sa cargaison de bonnes choses pour satisfaire les enfants. Chaque année, 243 millions de jouets sont vendus en France. La recette réalisée par les entreprises est de 3,23 milliards d’euros, ce qui est quand même loin d’être négligeable pour l’économie française. Seulement attention, du fait de la crise, les jouets qui s’achètent majoritairement sont ceux réservés aux enfants. Le marché des jouets pour adultes, pour sa part, a connu des jours meilleurs. Les accessoires pour la fête, les sapins en occurrence, se vendent aussi beaucoup, de même que le champagne. En outre, les nounours sont aussi abondamment commercialisés, mais cela ne profite pas réellement à l’économie française, puisque 99% de ces peluches ne sont pas fabriquées par la France.

En gros, le budget alloué par les français aux fêtes de fin d’année est assez conséquent. En 2010, 605 € étaient en moyenne dépensés par les français pendant cette période. Ce n’est très certainement pas l’économie qui s’en plaindra ! Seulement, quid de la tendance des français à dépenser pendant la crise ?

Fêtes et crise faut-il craindre le pire pour les entreprises ?

Au regard de la section précédente, vous avez certainement pu réaliser à quel point est grand, l’impact des fêtes de fin d’année sur l’économie. Seulement, par ces temps de crise, les entreprises ne sont-elles pas menacées en dépit de la tendance naturelle qu’ont les gens à augmenter leur consommation à l’approche des fêtes ? La question mérite d’être posée.

Réalisme oblige, il faut bien admettre que la crise a un impact sur l’économie. Cela ne signifie pas forcément que les français ne dépensent pas pour les fêtes. En revanche, ces dépenses ne sont pas effectuées de bon gré dans la mesure où d’après une étude de 2011, 48% des français achètent les jouets pas contrainte. Si cette contrainte doit les conduire dans leurs derniers retranchements du point de vue économique et affecter leur pouvoir d’achat, il est clair que l’impact des fêtes de fins d’années n’est nullement positif pour eux.

Cela se ressent forcément sur l’économie, car ayant puisé dans leurs ultimes ressources pour fêter convenablement, les gens pourraient aborder la nouvelle année dans un état de dénuement total, ce qui comme vous pouvez vous en douter, impacterait négativement l’économie.

Leur tendance à effectuer des achats diminuerait de façon drastique, ce qui serait préjudiciable à l’économie.

Conclusion

La thématique de l’impact des fêtes de fin d’année sur l’économie est assez intéressante. Elle permet de se rendre compte de la propension qu’on les français à dépenser pour se faire plaisir et satisfaire leurs proches, et nous fait découvrir les produits majoritairement consommés à cette occasion. Seulement, la crise impacte négativement l’économie dans la mesure où la tendance des gens à dépenser diminue fortement en pareille occurrence.

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